Howdah ou Elephant blanket pour The Living Carousel
Costume de girafe pour The Living Carousel
Maquette de costume de Pascal Jacob pour le spectacle The Living Carousel, Ringling Bros. and Barnum & Bailey Circus, 1999.
Feutres et paillettes, 42 × 30 cm
BnF, département des Arts du spectacle, MAQ-24268
Avec l'aimable autorisation de Pascal Jacob
En 1999 et 2000, le spectacle de l’Unité rouge du cirque Ringling Bros. and Barnum & Bailey s’intitulait The Living Carousel. Conduit par Jonathan Lee Iverson, le Ringmaster, son spec était entièrement conçu en blanc et or : les quelques deux cents personnes de la troupe, artistes, clowns de la Clown Alley, danseuses composant une cavalerie, acrobates en girafes, dresseurs et soigneurs, étaient costumés de lamé surbrodé serti de strass et pailleté de blanc et or. Les chevaux, les lamas et autres exotiques avaient été choisis pour leur robe immaculée et les éléphants recouverts des howdahs ou blankets (termes intraduisibles en français), blanches et dorées, ornées de dessins comme autant de tableaux scintillants.
La tradition déambulatoire du cirque américain, depuis le milieu du XXe siècle, commence avec un défilé des voitures et des animaux, nettoyés et mis en ordre de marche, dès l’arrivée dans la ville où il s’installe. Plus tard, pour annoncer le spectacle avec faste, le cirque déroule dans les rues de la cité une grande parade constituée par les artistes en costumes, montés, pour la plupart sur des chevaux richement harnachés. L’orchestre du cirque les précède en uniforme rutilant, étagé sur la plate-forme d’une grande voiture découverte. Les cornacs en uniforme conduisent une longue file d’éléphants arborant des têtières de cuir à l’enseigne de l’entreprise. Les howdahs brodées et pailletées sont réservées au spec.
Regroupées sous le nom générique d’Extravaganza, les parades à thème du géant américain, qui déambulent sous les vivats autour de ses trois pistes, reflètent la démesure d’établissements concurrentiels, qui sillonnent l’Amérique avec la prétention de drainer des milliers de spectateurs à chaque représentation.
Le cirque géant créé par P. T. Barnum (1810-1891), repris en 1918 par les frères Ringling sous l’enseigne Ringling Bros. and Barnum & Bailey, ouvre souvent les éditions successives de son Greatest Show on Earth par une parade d’artistes nommée le circus opening, mais le défilé le plus attendu est celui qui précède la deuxième partie du spectacle, après l’entracte : le spec, abréviation de « spectacular ». Il réunit les centaines de personnes qui constituent la troupe. Les acrobates sont juchés sur des chars qui peuvent porter piédestal ou agrès, les dresseurs y figurent souvent avec des fauves, tenus en laisse ou enfermés dans des cages richement ornées. Des danseuses chevauchent les nombreux éléphants recouverts de panneaux constellés de paillettes et de pierreries, qui brillent de mille feux.
Les costumes des artistes du spec sont dessinés par des couturiers ou des costumiers de renom comme, dans les années 1940, Max Veldy, des Folies-Bergère, puis Miles White (1914-2000), de Broadway, qui obtient un Oscar pour les maquettes de costumes du film Sous le plus grand chapiteau du monde (1952) de Cecil B. DeMille (1881-1959), et dans les années 1970, Don Foote. Dans les années 2000, Pascal Jacob, un Français, signe l’ensemble des costumes de trois spectacles du cirque Ringling Bros. and Barnum & Bailey : Airiana (1995), The Living Carousel (1999) et Barnum’Kaleidoscape (2000).
 
 

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