Réclame du du grand magasin Au Bon Marché
Scène de la série « Chocolat dans ses scènes comiques » intitulée « C’était pour rire !... »
Dessins de H. Narnac, vers 1911.
BnF, département des Arts du spectacle, ICO CIR (CLOWNS)
© Bibliothèque nationale de France
Attraction centrale du cirque de la Belle Époque, les facéties des clowns, grotesques, pitres et autres gugusses, doivent se renouveler sans cesse pour fidéliser le public parisien. Qu’il joue en solo, ou, à partir de la fin du XIXe, en duo avec son auguste, le clown se bâtit un répertoire auquel il donne sa marque, son rythme et son accent. Il donne un nom à ses gags – ou sketches, avec la vogue de l’anglais – et les protège jalousement des rapines et autres plagiats.
Les premiers duos clownesques naissent au Nouveau Cirque du 251 rue Saint-Honoré avec Pierantoni et Saltamontes, et surtout, Foottit et son auguste, « l’Illustre » Chocolat. En 1910, le magasin Au Bon Marché s’agrandit en ouvrant un deuxième magasin, à côté, et relance sa communication par le truchement d’une série de cartons publicitaires qui racontent en images, les sketches les plus connus du duo. Cette série est centrée sur Chocolat, l’auguste au petit frac rouge et s’intitulent : Les lignes parallèles, La soustraction, Les petits bouts de bois, La corrida, Le clown, Le sourd-muet et, ci-dessus, C’était pour rire !. Cette dernière saynète est tellement connue de tous, que le publicitaire n’a pas jugé bon de reproduire les répliques, présentes au dos des autres documents.
 
 

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