Le Montreur d'ours
Estampe d’après un dessin à la pierre noire par Hubert Robert (1733-1808).
BnF, département de la Musique, VM PHOT MIRI-13 (77)
© Bibliothèque nationale de France
Les prêtres errants du culte de Cybèle se produisent sur les places publiques en compagnie de loups ou d’ours enchaînés et dressés, mais également de singes et de serpents. Cette pratique de l’animal exhibé a traversé les âges et les frontières, essaimant de la Mésopotamie et de la Grèce antique pour s’épanouir dans l’ensemble de l’Occident médiéval. Ce dessin à la pierre noire du peintre Hubert Robert illustre bien ces instants d’excitation partagée où quelques spectateurs, un groupe de femmes et d’enfants sur un balcon en l’occurrence, s’émerveille de la souplesse d’un acrobate ou de l’intelligence présumée d’un animal savant. Ici la représentation est terminée et c’est l’heure de la rétribution, lancée dans un chapeau tendu tandis que le reste de la troupe de bateleurs se tient légèrement en retrait de la scène principale. Les tenues, notamment le manteau long, suggèrent la houppelande épaisse chère aux Bohémiens, habitués à s’en envelopper pour se protéger des nuits froides.
 
 

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