Daniel dans la fosse aux lions
Imagerie populaire, XVIe siècle.
Pièce gravée en bois dite "de la rue Montorgueil".
Appratient à une suite de six estampes fortement inspirées de la série gravée en 10 planche par Philippe Galle, d’après des dessins de Maarten Van Heemskerck et éditée pour la première fois à Harlem par Hieronymus Cock.
Gravure en bois coloriée au pochoir, 270 x 415 mm (bois central)
BnF, département des Estampes et de la photographie, RÉSERVE BOITE FOL-ED-5 (I, 3)
© Bibliothèque nationale de France
Autour de 1550-1560, de nombreux imagiers, marchands d'estampes et graveurs s'établissent rue Montorgueil, dans le quartier de Saint-Eustache. Leur production se caractérise, d'un point de vue technique, par l'usage de la gravure sur bois et d'un point de vue artistique par l'influence marquée de l'École de Fontainebleau autant que des graveurs flamands. Elle se décline en gravures de dimensions importantes, à sujet religieux et souvent conçues en séries de six pièces. Témoins d'une imagerie populaire, ces estampes avaient semble-t-il pour destination la décoration ou la catéchèse. Tirées en nombre, peu d'exemplaires nous sont cependant parvenus.
Au centre de l'image, Daniel prie, indemne, au milieu de sept lions rongeant des os de cadavres. À droite, le prophète Habacuq, porté par un ange de Dieu, lui apporte de la nourriture. À gauche, Astyage aperçoit par l’entrée de la fosse le prophète encore vivant.
 
 

> partager
 
 

 
 

 
> copier l'aperçu