Encyclopédie des arts du cirque

Arts du cirque

Otto Sailer-Jackson, lion sur une boule

Cirque d’Hiver, vers 1935
BnF, département des Arts du spectacle, 4-COL-180 (152)
© Bibliothèque nationale de France
Otto Sailer-Jackson, dompteur allemand de bonne réputation et bienveillant avec les hommes et les bêtes, a vécu la transition entre le travail en voiture-cage et la présentation en cage centrale. Au cirque, les vicissitudes du quotidien peuvent parfois s’inviter dans la routine de la vie professionnelle et il est risqué de compter sur la chance…
Dans un ouvrage à paraître début 2018, le journaliste Jacques Richard met dans la bouche d’Alexandre Bouglione (Romanès) un petit moment de l’histoire de la famille :
« Au ‟Foyer des artistesˮ, qui est un peu l’annexe du cirque, Firmin, son père, raconte : ‟Il y avait autrefois un grand dompteur qui s’appelait Sailer-Jackson. En ce temps-Jà, on amenait encore la voiture-cage dans la piste ; pour travailler, les fauves n’en sortaient pas. Un soir, en pleine représentation, pas de Jackson. Le public se fâche. Des gens disent : ‟Si le dompteur a disparu, au moins faites voir les fauvesˮ. Alors on tire le rideau qui recouvrait la cage. Sailer-Jackson était là, couché au milieu des tigres, ivre mort. Les gens ont cru que c’était ça, le numéro. On a demandé à Jackson de recommencer tous les soirs... » [extrait de François Amy de la Bretèque et Philippe Goudard (dir.) Trente ans de cirque en France, 1968-1997. Chroniques de Jacques Richard, journaliste ]
Inspecteur au zoo de Dresde après sa retraite du cirque, à la veille de la Seconde Guerre mondiale, Otto Sailer-Jackson a connu l’épreuve autrement plus grave du bombardement de la ville par les Alliés, qui, le 13 février 1945 réduisit en cendres le zoo et tous ses animaux. MM