Autour du Petit Chaperon rouge

En classes de lycée, quatre directions peuvent être explorées à partir de différentes versions du Petit Chaperon rouge :

la notion d'intertextualité : loin d'être autonome, un écrit se situe par rapport à une culture antérieure et il peut lui-même devenir une référence traversant d'autres textes. "Tout texte est un intertexte" soulignait Roland Barthes. Cette notion d'intertextualité peut être abordée avec le texte bref d'une fable comme la Cigale et la Fourmi avant d'être approfondie avec le conte.

Ecriture et réécriture : pourquoi écrire en reprenant un modèle devenu un élément d'une culture commune. Où est l'invention : dans les personnages, les événements, l'interprétation, la reprise parodique ? Cette analyse est aussi l'occasion de s'interroger sur quelques phénomènes de réécriture : parodie, pastiche, plagiat, citation, allusion. Quelques exercices littéraires sont ensuite proposés.

L'illustration : l'illustration est également une forme d'interprétation du conte. L'analyse des variantes, la comparaison des partis pris, l'étude de la reprise du thème dans la publicité ouvrent des pistes intéressantes. Un feuilletoir permet encore d'apprécier la diversité des représentations iconographiques du conte depuis l'époque de Charles Perrault jusqu'à nos jours.

La publicité : les contes ont souvent été réinterprétés par la publicité. Récemment, la maison Chanel a mis en scène plusieurs contes pour assurer la promotion de ses parfums. Comment Luc Besson a-t-il revisité Le Petit Chaperon rouge pour le célèbre "N5" ?

Les pistes pédagogiques proposées s'appuient sur un corpus de variantes du conte, de repères critiques et d'illustrations.