Honoré Daumier
Un voyage d'agrément de Paris à Orléans
- Saperlotte quelle trempée !... Il ne m'arrivera plus de prendre un wagon non couvert quand le ciel l'est beaucoup trop !...
Planche n 6 de la série Les Chemins de fer.
1843. Lithographie, 2e état sur 4, avec la lettre ("cieil" au lieu de "ciel"). Épreuve sur blanc provenant du dépôt légal. 19,3 x 26,6 cm. Delteil 1048.
Le 4e état a été publié dans Le Charivari, le 7 juillet 1843.
BnF, Estampes et Photographie, Rés. Dc-180b (20)-Fol.
De tous les moyens de transport qui ont intéressé Daumier (omnibus, fiacres, bateaux circulant sur la Seine et même ballons), le chemin de fer est celui qui l'a sans doute le plus frappé, comme il frappa tous ses contemporains, qui l'ont vu naître. La vitesse, la peur de l'accident mais plus encore la promiscuité et l'inconfort de la troisième classe constituent les principaux sujets abordés dans les différentes séries qui lui sont consacrées dès les années 1840, puis sous le Second Empire