Honoré Daumier
Le Claqueur
- Nom d'un ; il va falloir chauffer ça ce soir, une pièce nouvelle en trois actes ; le comique veut que j'éclate de rire, l'héroïne veut que je pleure, l'auteur veut que je trépigne, jusqu'à la vieille mère noble, qui désire que je la claque. en v'là de l'ouvrage
Planche n 19 de la série Les Bohémiens de Paris.
1842. Lithographie, 1er état sur 3, avant la lettre. Épreuve sur blanc, avec légende manuscrite, appartenant au recueil Laran. 23,9 x 19,2 cm. Delteil 840.
Le 3e état a été publié dans Le Charivari, le 13 février 1842.
BnF, Estampes et Photographie, Rés. Dc-180o-Pet. fol.
En plus de la légende manuscrite du journaliste, cette lithographie porte, dans la marge de droite, une annotation d'une autre main : "Si vous ne devinez pas celui-ci, je vous en donnerai l'explication ultérieurement."
Le recueil Laran doit son nom à Jean Laran, bibliothécaire au Cabinet des estampes, qui le fit acquérir en 1928. Il comporte 92 épreuves de cinq séries différentes : Les Bohémiens de Paris (19 planches sur les 28 publiées de septembre 1840 à avril 1842), Silhouettes (7 planches sur les 8 publiées fin 1840-début 1841), Monomanes (5 planches sur les 8 publiées en 1840-1841), Les Beaux Jours de la vie (35 planches sur la suite de 100 planches publiées de décembre 1843 à septembre 1846) et Les Bas-bleus (26 planches sur les 40 publiées en janvier-août 1844). Il s'agit d'épreuves du tout premier tirage avant la lettre, sur papier vélin, destinées au légendage. La présence d'annotations manuscrites, le plus souvent à la plume et à l'encre brune, au recto comme au verso des planches, toutes pliées, en huit, en quatre ou en deux pour leur envoi, suggère leur passage entre diverses mains. Elles circulaient entre la rédaction du journal qui indiquait numéro et titre de la série et les différents journalistes chargés d'inventer les légendes qu'ils reportaient, à l'encre, directement dans la marge inférieure ou sur un papier collé au bas de l'épreuve. Au verso, on lit les noms et adresses de personnes attachées à la rédaction du Charivari, tels que Goulet, adjoint au directeur, Biais ou Albert Cler, un collaborateur régulier de l'époque, auteur, en 1841, d'une Physiologie du musicien illustrée de vignettes par Daumier. D'autres spécialistes en la matière pouvaient être également sollicités, parmi lesquels Ernest Jaime dont le nom apparaît à plusieurs reprises. Après leur intervention, l'épreuve était retournée à l'imprimeur qui la confiait au calligraphe chargé de transcrire le texte sur la pierre.
 
 
 
Cette image est disponible dans la Banque d'images.
Vous pouvez en commander une reproduction.
En payant en ligne, vous bénéficiez du service rapide.
Ajoutez l'image à votre panier.
 
commander