La loi du 9 septembre 1835 rétablit la censure pour les dessins, gravures et lithographies, l'Empire applique également la censure avec rigueur, et les artistes et les journaux se consacrent à la caricature des moeurs. Il faut attendre la nouvelle loi sur la presse de 1868 pour assister à une floraison de journaux dont
La Lune de Gill, qui, rapidement disparu, renaît sous le titre de l'
Eclipse, ou
La Rue. C'est l'époque du portrait charge, dont les caractéristiques sont la ressemblance du sujet et l'exagération d'une tête énorme posée sur un corps rétréci.
Le Charivari publie des charges contre l’Empire, prend pour cible les Prussiens, mais évoque aussi les scènes de la vie quotidienne pendant le siège.
L'affaire Dreyfus


L'affaire Dreyfus constitue un autre temps fort de l’histoire de la caricature : la presse satirique s'engage dans la bataille avec du côté antidreyfusard
L'Intransigeant de Rochefort et
La Libre parole de Drumont auquel s'oppose
Le Grelot. Certains journaux sont même créés pour l'occasion :
Psst (antidreyfusard) et
Le Sifflet (dreyfusard).
La fin du XIX
e siècle voit en France l'avènement de la presse marchandise et le développement de la presse populaire. La presse satirique va cependant subsister : de 1901 à 1914, l’
Assiette au Beurre, hebdomadaire de seize pages en couleurs à tendance anarchiste, constitue l’aboutissement de la caricature sociale et de mœurs. Chaque numéro, confié à un seul dessinateur ou à un groupe de collaborateurs de la revue dont de futurs grands peintres comme Van Dongen, Juan Gris, Félix Valotton, traite un seul thème. Les dessins y sont généralement présentés en pleine page, ce qui accentue leur charge graphique.


Mai 68 et après...