Devise à la bombarde et mot (PLUS EST EN VOUS) de Louis de Bruges, seigneur de La Gruuthuse (vers 1470-1480).
Ses armoiries ont été recouvertes de celles du roi Louis XII
Chronique de Flandre
Paris, Bibliothèque nationale de France, Mss, fr. 2799, f. 1
© Bibliothèque nationale de France
Les formules identitaires – devises ou badges – servent à la fois de seings privés, d’insignes ludiques, de marques de possession et, surtout en période de troubles politiques, de signes de reconnaissance ou de ralliement pour la clientèle des princes. Ni la composition, ni les couleurs de ces devises ne sont fixées de manière rigoureuse, comme c’est le cas pour les armoiries. En outre, un même personnage peut plusieurs devises. Peu à peu, l’habitude s’instaure d’accompagner ces devises d’un mot ou d’une courte sentence qui le complète ou qui l’explique. À la différence du proverbe, dont la vogue à la fin du Moyen Âge est générale, ce n’est pas tant une maxime de portée générale qu’une invitation ou une exhortation personnelle, au sens parfois énigmatique. Désormais, c’est l’ensemble, c’est-à-dire la figure plus le « mot », qui forme la « devise », au sens ancien de ce terme. Ces devises deviennent nombreuses en milieu princier au tournant des années 1400. Accompagnées ou non des armoiries, elles prennent place sur toutes sortes d’objets et d’œuvres d’art, notamment les livres.
 
 

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