La Mort frappant l’enfant et le laboureur.
Saint Luc peignant la Vierge. Dessin de Miélot copié d’après celui du Tavernier.
Colophon s’achevant par un rébus livrant le nom de Miélot.
Filtan et Gelgès, les parents de saint Fursy.
Saint Luc peignant la Vierge. Dessin aquarellé de Jean Le Tavernier.
Saint Matthieu écrivant
Jean Miélot, Recueil de textes. Dessin aquarellé de Jean Le Tavernier.
Paris, Bibliothèque nationale de France, Mss, fr. 17001, f. 116
© Bibliothèque nationale de France
Le manuscrit est en papier produit par Jean Miélot, secrétaire aux honneurs de Philippe le Bon et chanoine de la collégiale Saint-Pierre de Lille. L’homme était auteur, compilateur, traducteur, calligraphe et dessinateur occasionnel, car plusieurs de ses manuscrits conservent des dessins sommaires de sa main. Il en va ainsi de ce recueil de texte fort divers et disparates, mais contenant quelques pépites, comme la première traduction française de la « Lettre de Cicéron à son frère Quintus ». En plus de son intérêt philologique, l’ouvrage conserve en fin de volume deux dessins aquarellés : les représentations de saint Luc et de saint Martin (f. 115v et 116). Elles n’accompagnent aucun texte, sont isolées, disposées perpendiculairement au sens des feuillets, sans cadre et d’une exceptionnelle qualité, tant pour leur dessin que pour leur invention. Un ange broie les couleurs pour saint Luc, un autre tient l’encrier de saint Matthieu en train d’écrire. On y reconnaît la main de Jean Le Tavernier, peintre d’Audenarde. Miélot en les insérant dans l’un de ses manuscrits s’en est fait leur conservateur. Lui-même d’ailleurs reproduisit les mêmes sujets à l’intérieur du volume (f. 41v et 42) sans doute avec un calque puisque leurs dimensions sont rigoureusement identiques, mais en appauvrissant la facture et l’esprit.
 
 

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