Les marchands de pierres précieuses
Jean de Mandeville, Lapidaire. David Aubert, copiste. Maître du Boèce flamand, enlumineur, Gand, vers 1480.
Provenance : Louis de Gruuthuse.
Paris, Bibliothèque nationale de France, Mss, Fr. 9136, f. 344
© Bibliothèque nationale de France
Le lapidaire fait suite dans le même volume à un « Livre des simples médecines » mais, à sa différence, il ne présente pas d’illustrations savantes. Son frontispice sert au contraire à l’évocation d’une scène de genre. Dans une boutique de pierres précieuses et d’orfèvrerie un couple de marchands reçoit des clients et leur présente des bagues et des pierres colorées mises en évidence sur des tissus blancs. Des pièces d’orfèvrerie plus grandes sont exposées sur des étagères : vaisselle, nef, boucle de ceinture, bijoux. A travers l’ouverture de la porte un homme attaque la roche avec une pioche pour évoquer l’extraction des minéraux, seule concession au discours savant. Le commerce de luxe qui prospère dans les Pays-Bas méridionaux comprend aussi d’autres arts somptuaires, la tapisserie, la peinture et la production du livre enluminé, il peut compter sur une importante clientèle aristocratique et bourgeoise, locale et étrangère.
 
 

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