Bertrandon de la Broquière, de retour de sa mission en Orient, offre une traduction du Coran à Philippe le Bon
Jérusalem, terre de pèlerinage
Le siège de Constantinople
Bertrandon de la Broquière, Voyage en la terre d’Outremer
Jean Le Tavernier, enlumineur, Audenarde, après 1455..
Parchemin, I + 252 + III f., environ 390 × 280 mm, 3 miniatures à pleine page et 3 à mi-page.
Provenance : Philippe le Bon
Paris, Bibliothèque nationale de France, Mss, fr. 9087, f. 207
© Bibliothèque nationale de France
La chute de Constantinople en 1453 réactive les projets de croisade contre les Turcs caressés de longue date par le duc de Bourgogne Philippe le Bon. En 1454, lors du banquet du Faisan, ses plus proches courtisans font le voeu solennel de participer à l’expédition. Des copistes, traducteurs et écrivains se mettent aussitôt à l’oeuvre, en particulier Jean Miélot, qui, l’année suivante, achève la traduction en français de l’Advis directif pour faire le passage d’Outremer du dominicain Guillaume Adam (Bruxelles, KBR, ms. 9095). C’est lui aussi qui se charge de la « translation » de la Descriptio Terrae Sanctae de Burchard du Mont-Sion reliée dans le même volume avec le Voyage en la terre d’Outremer de Bertrandon de la Broquière. Ce dernier, conseiller et premier écuyer tranchant de Philippe le Bon, « natif de Guienne » et décédé à Lille en 1459, avait été envoyé en voyage de reconnaissance en Orient dans les années 1432 et 1433. Il rapporta un récit circonstancié de son périple et de ses observations sur le terrain qui furent « mis par escript » par Jean Miélot.
Les six miniatures de ce manuscrit de grand luxe, écrit et peint sur parchemin pour Philippe le Bon, sont l’oeuvre de Jean Le Tavernier. Celle-ci est une vue du Bosphore, qui présente le siège de Constantinople par Mehmed II en 1453. Des phylactères précisent la géographie des lieux.
 
 

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