Louis II de Mâle et les Gantois
Jean Froissart, Chroniques
Bruges, vers 1475..
Tome 2 : Parchemin, 356 ff., 433-435 x 317-319 mm, 13 miniatures (ms. fr. 2644)
Paris, Bibliothèque nationale de France, mss, Fr. 2643-2656
© Bibliothèque nationale de France
La ville de Gand, très dynamique économiquement avec son industrie drapière, a toujours cherché à s'affranchir autant que possible de l'autorité du comte de Flandre. Le 5 septembre 1379 éclate la rébellion des tisserands gantois, dite "révolte des chaperons blancs", qui se répand à toute la Flandre. Une paix est signée avec le comte fin novembre 1379 mais le conflit reprend en février 1380. C'est Charles VI qui écrase la révolte le 27 novembre 1382 à la bataille de Roosebeke, mais le prestige de la victoire revint à Philippe le Hardi, beau-fils de Louis de Male, qui dès lors commence à asseoir son autorité sur le comté.
Une délégation de Gantois se présente à l'hôtel de Louis de Male pour le convaincre de venir à Gand. Les premiers s'agenouillent pour lui rendre hommage et le comte de Flandre serre la main du plus proche pour les faire se relever. Des serviteurs traversent la cour et montent les marches du perron, tenant dans les mains des aiguières; le duc ayant donné l'ordre : "faictes aporter le vin".
 
 

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