Fol. 113 : La bataille d’Issos, deuxième bataille entre les Macédoniens et les Perses
Jean Wauquelin, Les faits et conquêtes d'Alexandre le Grand
Flandre, atelier de Mons, 1448-1449.
Manuscrit de grand luxe réalisé à la demande de Philippe le Bon, duc de Bourgogne, par Jean Wauquelin, compilateur et maître d'œuvre.
227 folios écrits sur vélin (43 x 21) en écriture bâtarde gothique par le copiste Jacques du Bois, orné de 82 peintures par deux miniaturistes.
Bibliothèque nationale de France, Manuscrits, Français 9342 fol. 113
© Bibliothèque nationale de France
Après avoir réuni toutes ses troupes, Darius attaque l’armée macédonienne par surprise. Mais cette seconde bataille ne prend pas les Grecs de court et les Perses sont contraints de fuir. Le bilan est lourd, surtout du côté perse : quarante mille morts, contre quatorze mille côté grec. La mère, l’épouse, les sœurs et les filles de Darius sont faites prisonnières. Le roi de Perse quitte piteusement le champ de bataille, entraînant des soldats à sa suite et provoquant cohue et débandade.

Au regard de l'histoire
La bataille d’Issos opposa en novembre 333 avant J.-C. l’armée perse à l’armée macédonienne. Alexandre le Grand remporta à cette occasion une victoire décisive sur Darius III. Le lieu de la bataille se situait près de l’actuel Iskerendun, en Turquie, au bord d’un fleuve côtier nommé dans l’Antiquité Pinaros. Selon les historiens antiques, le roi de Perse se montra particulièrement lâche lors de cette bataille au point d’abandonner sur place les insignes du pouvoir, son manteau royal et son arc. Il laissa aussi derrière lui sa mère Sisygambis, sa femme Stateira, deux de ses filles et son jeune fils.
 
 

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