Fol. 214v : La défaite des Cappadociens
Jean Wauquelin, Les faits et conquêtes d'Alexandre le Grand
Flandre, atelier de Mons, 1448-1449.
Manuscrit de grand luxe réalisé à la demande de Philippe le Bon, duc de Bourgogne, par Jean Wauquelin, compilateur et maître d'œuvre.
227 folios écrits sur vélin (43 x 21) en écriture bâtarde gothique par le copiste Jacques du Bois, orné de 82 peintures par deux miniaturistes.
Bibliothèque nationale de France, Manuscrits, Français 9342 fol. 214v
© Bibliothèque nationale de France
Aussitôt après l’enterrement d’Alexandre, ses lieutenants jaloux de leurs possessions respectives entrent en guerre les uns contre les autres. Perdicas notamment, insatisfait du royaume macédonien reçu en partage, lève une armée de quarante mille hommes. Il tente de s’emparer d’une cité de Cappadoce défendue par son capitaine Leons, mais avant qu’il ne l’ait prise, ses habitants l’incendient en se sacrifiant avec leurs biens.

Au regard de l'histoire
Wauquelin achève son roman en retraçant à grands traits la guerre des diadoques, les successeurs d’Alexandre le Grand. D’un point de vue historique, c’est bien Perdiccas qui dirigea l’expédition chargée de soumettre la Cappadoce sous la domination d’Ariarathe. Perdiccas parvint à défaire ce dernier en une ou deux batailles. La ville de Laranda est prise, ainsi que la région de l’Isaurie située sur les contreforts du mont Taurus en Turquie. La capitale de cette dernière, Isaurie, fut effectivement incendiée par ses habitants
 
 

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