En bref

 
 

Tout au long de sa carrière, le génie de Fouquet s’est nourri de l’ars nova des peintres flamands comme il s'est nourri des influences italiennes, en sachant les intégrer subtilement dans un art qui lui est propre.
La connaissance, par Jean Fouquet, des nouveautés flamandes va bien au-delà de la simple assimilation de motifs et de figures véhiculés par des recueils de dessins qui circulaient dans les ateliers d'enluminure.
Fouquet a très certainement largement profité de la présence, dans les lieux où il est amené à travailler, des peintres du Nord. Mais la chimie des ingrédients qui constituent le génie original de Fouquet reste insaisissable, tant la voie qu’il adopte est personnelle, tant il fait son miel de ce qu’il voit chez les autres, tout en absorbant totalement ces apports. Il ne fait cependant pas de doute que le regard du peintre de Tours s’est attardé sur les œuvres des peintres flamands.