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Fouquet a mis en scène le martyre de sainte Apolline comme un
mystère. Un rideau d'arbres doublé d'un clayonnage limite
le devant de la scène. Avec des gestes démonstratifs,
les bourreaux, sur l'ordre de Dèce, ligotent la martyre, lui
immobilisent la tête en tirant ses cheveux et lui arrachent les
dents. Tandis qu'un fou, au geste obscène, déambule avec
sa marotte, le régisseur, baguette en main, dirige l'ensemble
du jeu et les musiciens. Décor et tribunes ferment le théâtre
: à gauche le paradis, au centre les spectateurs et à
droite, l'enfer.
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