Le paysage
   
 

Parfois décrit à travers le regard d’un personnage, le paysage est un cadre, une toile de fond pour l’aventure, successivement point de départ et étape : la dame dans Yonec suit le chemin de sang et traverse une colline pour retrouver son amant, le fils de la dame veuve rencontre son destin au cœur de la Gaste Forêt (Perceval le Gallois), Guingamor s’arrête sur un tertre avant de poursuivre sa chasse (Lais féeriques des XIIe et XIIIsiècles). Le paysage apparaît aussi comme le théâtre de merveilles : une fontaine qui bout (Yvain, le Chevalier au lion), une peau de cerf qui crée un ruisseau (Le Roman de Mélusine), un bras qui surgit du lac pour saisir l’épée du roi Arthur et annoncer ainsi sa mort (La Mort du roi Arthur). Il est alors associé à des défis et Nicolette se sert d’ailleurs d’une hutte en feuillage pour mettre à l’épreuve l’amour d’Aucassin. Par métaphore, il est le symbole de la vie et du renouveau : l’allégorie du Roman de la Rose le développe dans ce sens.

 
 


Un chemin de sang
La fontaine qui bout
La Gaste Forêt solitaire
La hutte de feuillage
La lande riche en aventures
Une épée dans un lac
Éveil de la nature
Un royaume à conquérir
La frontière en peau de cerf