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Les plus anciennes cursives romaines datent du Ier siècle
av. J.-C. Inspiré de la capitalis monumentalis, le
tracé rapide et spontané de la cursive entraîne une
simplification des formes et une réduction du nombre de traits
pour chaque lettre. Les outils et les supports (stylet, pinceau, plume
pointue ; cire, bois, argile, papyrus...) sont également liés
à cette métamorphose.
La différence entre les pleins et les déliés devient
imperceptible. Au fur et à mesure apparaissent ascendantes et descendantes,
et on note finalement une différence entre une cursive majuscule
et une cursive minuscule (cursive récente) : la ligne telle
que nous la connaissons se forme. Les Romains se servent de la cursive
pour les factures, lettres, uvres politiques et littéraires,
affaires bancaires et comptables... c'est l'écriture courante par
excellence.
La cursive primitive (Ier siècle
av. J.-C) est une écriture capitale au tracé plus fluide
que la capitalis monumentalis. Elle est destinée à
un usage courant, ce que ne permettait pas la précédente,
et si le ductus reste celui de la capitale romaine, il est simplifié
dans certaines lettres (E, H, M). Cette modification de la forme des lettres
résulte de l'accélération du tracé :
certains mouvements distincts dans le tracé de la capitale s'enchaînent
dans le tracé de la cursive. Les lettres sont toutefois bien séparées.
La cursive récente (IVe siècle
apr. J.-C) naît dans le prolongement de la cursive romaine
primitive. C'est une écriture de structure minuscule, de petit
module, arrondie et fluide. Elle possède des ascendantes (b, d,
h, k, l) et des descendantes (g, p, q) fortement accentuées, dépassant
largement la portée dans certains cas.
Les ligatures sont nombreuses, voire systématiques pour certaines
lettres (a, e, o), et rendent les textes difficilement déchiffrables ;
on peut même observer des ligatures entre les mots, le dernier trait
d'une lettre servant de trait principal à la lettre suivante.
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