Le Livre des métiers
Étienne Boileau, Règlements sur les arts et métiers de Paris, connus sous le nom de « Livre des métiers », fin du XIIIe siècle, ouvert au premier feuillet.
Manuscrit, parchemin, 290 feuillets, 270 x 195 mm
BnF, département des Manuscrits, Français 24069, f. 1
© Bibliothèque nationale de France
Saint Louis prévôt de Paris en 1261, demanda à chaque communauté de métiers de rédiger ses statuts. Ce recueil des règlements de métiers a probablement été élaboré sur plusieurs années. Le titre XLVIII du Livre des métiers traite « des maçons, des tailleurs de pierre, des plâtriers et des morteliers ». Outre les dispositions relatives à l’installation, à l’emploi des apprentis, etc., on y apprend que le maître du métier est « Mestre Guillaume de Saint Patu » et que son saint patron est saint Blaise. Ce lien des maçons avec saint Blaise, que l’on retrouve chez Rabelais, avait une dimension ésotérique : Blaise étant le saint patron du souffle, des voies orales – et par extension de la parole –, ses représentations traditionnelles lui font prendre une posture qui correspond à un « signe » important de la tradition maçonnique (voir Gaignebet 1986).
 
 

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