Des statuts compagnonniques
Rôle des compagnons passants tailleurs de pierre d’Avignon, 1er janvier 1782
Feuille manuscrite, 800 x 600 mm
Archives départementales du Vaucluse, 1-J-647
© Archives départementales du Vaucluse
Ce règlement offre une image assez détaillée de cette société compagnonnique à la fin de l’Ancien Régime. Il comporte des règles en vigueur au moins depuis le règne de Louis XIV, si ce n’est depuis le XVIe siècle : catholicité des aspirants au titre de compagnon, solidarité active entre tailleurs de pierre itinérants, et surtout obligation, afin d’être reçu dans cette confrérie, de cultiver les savoirs du métier, au premier rang desquels la stéréotomie (application de la géométrie à la coupe des pierres et à leur appareillage).
Le frontispice met en scène d’autres savoirs que la technique de la taille de pierre : c’est d’architecture dans son ensemble qu’il est question ici, y compris d’art des jardins, et aussi de gnomonique, d’astronomie, de mathématiques et d’arpentage. Un grand nombre de compagnons tailleurs de pierre des XVIIe et XVIIIe siècles savaient couramment lire et écrire, certains s’établissant à l’issue de leur tour de France comme architectes. Au demeurant, plusieurs de ces compagnons appartenaient aussi à la franc-maçonnerie.
 
 

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