« L’Atalante fugitive ou nouveaux emblèmes chimiques des secrets de la nature »
Michel Meier, Atalanta fugians, hoc est Emblemata nova de secretis naturae chymica, Oppenheim, J. T. de Bry, 1618, in-4°.
Livre, 200 x 160 mm (ouvert)
BnF, Réserve des Livres rares, RÉS-R-1438, pl. XXI
© Bibliothèque nationale de France
Avec son Atalante fugitive, épopée hermétique d’une héroïne de la mythologie grecque, Michel Meier (1568-1622), médecin de l’empereur germanique et grand maître de la fraternité des Rose‑Croix, introduit la quête alchimique dans le domaine du livre d’emblèmes. Concrétisant les principes de son maître Paracelse, pour qui la transformation, la séparation et la purification constituaient les opérations fondamentales de l’alchimie, il donne ici l’un des livres d’emblèmes les plus réputés pour leur illustration, souvent coloriée. L’ Atalante fugitive se compose de cinquante figures suivies de courts poèmes allégoriques en latin et d’autant de « fugues » à trois voix – dont celle d’Atalante –, écrites sur les deux premiers vers de l’épigramme, lui-même traduit en allemand sous la partition. Chaque emblème – transposition d’un mythe antique avec une résonance alchimique – fait ensuite l’objet d’une double page de commentaires qui le situe dans son contexte culturel général.
Voici la traduction du feuillet 93 :
«  Emblème XXI. Des secrets de la Nature.
De l’homme et de la femme, fais un cercle, puis de là, un carré, et ensuite un triangle ; fais un cercle et tu auras la pierre des philosophes
Épigramme XXI
De l’homme et de la femme, fais-toi un cercle unique,
D’où surgit le carré aux côtés bien égaux.
Construis-en un triangle, à son tour transformé
En sphère toute ronde. La Pierre alors est née.
Si ton esprit est lent à saisir ce mystère,
Comprends l’œuvre du géomètre et tu sauras. »
 
 

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