Les Constitutions d’Anderson
La dédicace des Constitutions d’Anderson
Le frontispice des Constitutions d’Anderson
Les Constitutions d’Anderson
Le texte fondateur de la franc-maçonnerie moderne
James Anderson, The Constitutions of the Free-Massons, imprimé par William Hunter pour John Senex au Globe et John Hooke, à la Fleur de lys, près de l’église Saint-Dunstant, dans Fleet Street. Année 5723 de la maçonnerie, an de grâce 1723.
Édition princeps, avec un frontispice gravé par John Pine. Exemplaire avec dédicace d’Anderson, 245 x 200 mm
BnF, département des Manuscrits, Baylot-FM-Impr. 450, p. 50-51
© Bibliothèque nationale de France
La naissance de la franc-maçonnerie moderne s’étend sur six années. En 1717, le 24 juin, jour de la Saint-Jean-Baptiste, est créée la Grande Loge de Londres par la réunion de quatre loges (L’Oie et le Gril, Le Pommier, La Couronne, Le Gobelet et les Raisins). En 1721, James Anderson se voit confier la rédaction des constitutions des francs-maçons : « Les membres de cette Grande Loge, trouvant de grandes fautes dans toutes les copies des anciennes constitutions, le frère Anderson, maître ès arts, fut chargé de les mettre en ordre dans une nouvelle et meilleure méthode. »
Le texte d’Anderson est adopté en 1722. En 1723 paraît donc la première édition des Constitutions des francs-maçons, à Londres. Un texte fondateur pour la maçonnerie moderne.
On ne connaît d’appartenance maçonnique avérée à James Anderson (1678-1739) qu’en 1723. Né à Aberdeen, pasteur de l’Église presbytérienne d’Écosse, il est arrivé à Londres en 1708 mais n’a pas participé à la création, en 1717, de la première Grande Loge. Il sera également l’auteur de la seconde édition des Constitutions, en 1738.
Le texte des constitutions de 1723 est connu sous l’appellation de « Constitutions d’Anderson ». La page de titre indique précisément : The Constitutions of the Free-Masons. Containing the History, Charges, Regulations, etc., of that most Ancient and Right Worshipful Fraternity. For the Use of the Lodges.
Précédé d’une dédicace de Désaguliers et clos par une approbation du duc de Montagu valant imprimatur (« que ces [Constitutions] soient reçues dans chaque loge… pour être lues [donc d’abord imprimées]… »), ce texte de référence pour la maçonnerie moderne comprend quatre parties : un historique, plus ou moins fantaisiste, de l’origine de la maçonnerie ; les obligations (charges) des francs-maçons – le premier article étant le plus souvent discuté ; des règlements généraux ; quatre chants maçonniques – les chants du maître, du surveillant, des compagnons et celui des apprentis.
Le graveur du frontispice de l’édition de 1723 (John Pine), les deux coéditeurs (John Senex et John Hooke) et l’imprimeur (William Hunter) sont tous francs-maçons.
Ces constitutions seront rééditées plusieurs fois en Angleterre : en 1738, 1756, 1767 et 1784. En Amérique, la première réimpression (à Philadelphie, en 1734) est due à Benjamin Franklin. Les premières traductions françaises sont celle de Jean Kuenen, éditée à La Haye, en 1736 et celle du frère Louis-François de La Tierce (1699-1782), qui en propose une nouvelle traduction, éditée à Francfort, en 1742. La particularité de l’édition de 1723 tient à son frontispice dont la richesse et la profusion des éléments présentés ou suggérés visent au prosélytisme.
 
 

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