La vie de l’une des premières loges françaises en 1736-1737 : la loge Coustos-Villeroy
Procès-verbal de la tenue de la loge Coustos-Villeroy, 12 février 1737
Papier, 150 x 360 mm
BnF, département des Manuscrits, Joly de Fleury 184, f. 136
© Bibliothèque nationale de France
Le fonds Joly de Fleury conserve l’intégralité des procès-verbaux de la tenue de la loge Coustos-Villeroy pour la période du 18 décembre 1736 au 17 juillet 1737, intervalle durant lequel elle se réunit à dix‑huit reprises. Fondée par John Coustos (1703 ?-1746), lapidaire à la vie aventureuse et qui avait déjà été un maçon actif en Angleterre où il avait même présidé des loges, elle prit très vite le nom de son vénérable, le duc de Villeroy (Louis-François de Neufville de Villeroy, duc et pair de France, 1695-1766). Sa particularité était de réunir des personnalités prestigieuses par la naissance ou le talent : on voit s’y succéder, au rythme moyen de deux ou trois initiations par tenue, les noms de la haute noblesse, souvent d’épée, française et européenne (particulièrement de l’Empire, des pays du Nord, de Venise). À ces militaires se mêlaient des roturiers, surtout des artistes, souvent musiciens : ainsi le grand flûtiste Jacques-Christophe Naudot (1690 ?-1762), particulièrement assidu, auteur, en 1737, du premier livre maçonnique français – Chansons notées de la très vénérable Confrérie des maçons libres, Georg von Bertouch (1668- 1743), compositeur norvégien, et le surveillant Ch. J. L. Baur, banquier, qui jouera un rôle important et durable dans l’histoire maçonnique française puisqu’il sera quelques années plus tard le substitut du comte de Clermont, ou encore « M. de Clérambault », compositeur et organiste, « balloté et admis par tous les frères » le 23 mars 1737, après avoir été proposé par le frère Naudot.
 
 

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