Le chevalier de Ramsay
Andrew Michael Ramsay (1686-1743), Les Voyages de Cyrus. Tome 2 / avec un discours sur la mythologie, par M. Ramsay... , G.-F. Quillau fils éditeur (Paris), 1727.
BnF, département Littérature et art, Y2-9540
© Bibliothèque nationale de France
Après les troubles politico-religieux qui baignent son enfance, André Michel Ramsay (1686-1743) fait de brillantes études de théologie à Édimbourg. Il n’aura de cesse que de vouloir « réconcilier les philosophes de toutes les confessions ». Il parcourt l’Europe et rencontre Fénelon, adhère à sa « religion naturelle » et en devient l’apologiste, le biographe et l’éditeur. Il s’inspire de son Télémaque (paru en 1699) pour écrire les Voyages de Cyrus (1727), dont le succès s’étend jusqu’en Angleterre, où il sera reçu à la Royal Society, alors présidée par Isaac Newton (de 1703 à 1727). Aujourd’hui oublié, Ramsay peut être considéré comme un philosophe à part entière du début des Lumières.
Ramsay fait partie des jacobites fidèles aux Stuarts en exil, qui implantèrent les premières loges maçonniques en France à partir de 1725. Il proposa au cardinal de Fleury de soutenir cette maçonnerie écossaise, mais son ancien protecteur refusa, pour des raisons diplomatiques vis-à-vis de l’Angleterre, et interdit aux loges de se réunir. Ramsay publia néanmoins son fameux discours, qu’il avait lu à plusieurs occasions, et dans lequel on retrouve sa proposition d’une religion universelle. Mais c’est surtout en faisant remonter la franc-maçonnerie aux croisés et en y introduisant la notion de chevalerie qu’il la marqua de façon profonde et définitive.
 
 

> partager
 
 

 
 

 
> copier l'aperçu