Ramsay, les origines chevalesques et les débuts des hauts grades maçonniques en France
Ramsay, les origines chevalesques et les débuts des hauts grades maçonniques en France
Andrew Michael Ramsay, « Discours […] prononcé à la loge de Saint-Jean le 26 octobre 1736 », copie autographe (?), 1736.
Manuscrit
Médiathèque d’Épernay, fonds Bertin du Rocheret, manuscrit 124, f. 10 v°
© Médiathèque d’Épernay
Ce cahier manuscrit, peut-être de la main de Ramsay lui-même (?), est le plus ancien document qui contienne le célèbre discours. Il n’en présente qu’une première version, par la suite augmentée et adaptée pour l’assemblée de la Grande Loge en 1740. C’est la seconde version qui sera imprimée à plusieurs reprises au XVIIIe siècle et diffusée par l’édition faite par La Tierce dans ses « Obligations et statuts de la Très Vénérable Confraternité des Francs-maçons » (1742 et 1745). Ramsay fut initié lors d’un séjour à Londres, le 16 mars 1730, à la loge Horn, présidée par le duc de Richmond. On n’a aucun témoignage sur sa fréquentation des loges à son retour en France, jusqu’à son apparition comme grand orateur de l’Ordre, en 1736. Sans doute a-t-il été membre de la loge du grand maître Derwentwater, Saint-Thomas au Louis d’argent, à Paris. Le discours de Ramsay a connu un grand succès et popularisé, parmi les frères français, l’idée que les francs-maçons descendaient des croisés et donc que leur confrérie était en fait un ordre de chevalerie. Passage retraçant les origines chevaleresques de la franc-maçonnerie (f. 10 v°, 9 dernières lignes ) :
« Du temps des guerres saintes dans la Palestine, plusieurs princes, seigneurs et artistes entrèrent en société, firent vœu de rétablir les temples des chrétiens dans la Terre sainte, s’engagèrent par serment à employer leur science et leurs biens pour ramener l’architecture à la primitive institution, rappelèrent tous les signes anciens, et les paroles mystérieuses de Salomon [lacune] se disti[nguer] des Infidèles et se reconnaître mutuellement [lacune]. Dès lors et depuis // nos Loges portèrent le nom des loges de Saint Jean dans tous les pays. Cette union se fit en imitation des Israélites, lorsqu’ils rebâtirent le second Temple, pendant que les uns maniaient la truelle et le compas ; les autres les défendaient avec l’Epée et le Bouclier. »
 
 

> partager
 
 
 

 
> copier l'aperçu