Apprenti recevant la lumière
D’après une gravure de Clavel, fin XIXe siècle.
Lithographie en couleurs, papier, 435 x 560 mm
BnF, département des Estampes et de la photographie, RF MAT-1-BOITE 2.
© Bibliothèque nationale de France
Le rituel d’apprenti du REAA précise :
Vén. : Frère premier surveillant…
Le jugez‑vous digne d’être admis parmi nous ?
Premier surv. : Oui, très vénérable
Vén. : Que demandez-vous pour lui ?
Prem. Surv. : La grande lumière
Vén. : Que la lumière soit…
Guide des maçons écossais…, p. 177.

L’initiation vise à ouvrir la conscience à une réalité plus subtile et plus profonde que celle que nous percevons dans notre vie quotidienne. En cela, elle se veut une nouvelle naissance au monde et met souvent en scène la mort symbolique du récipiendaire. Elle se situe dans un espace qui n’est ni celui de la croyance religieuse, ni celui de l’approche rationnelle. En Europe, la notion d’initiation est fortement marquée par la redécouverte des « cultes à mystères » de l’Antiquité au XIVe siècle. À l’exemple des mystères d’Éleusis, ceux-ci promettaient au candidat de révéler des éléments cachés aux profanes sur le sens de la vie. Les humanistes de la Renaissance lient aussi la question de l’initiation à celle de la philosophia perennis, cette sagesse humaine originelle et universelle, mais occultée par l’histoire. L’initiation est conférée par une cérémonie rituelle ou le récipiendaire passe par des épreuves symboliques qui doivent le dépouiller du vieil homme et en faire un homme nouveau. Le processus initiatique prétend apporter à l’initié une lumière qui lui permette de porter un regard plus vrai sur lui‑même et sur le monde. Dès le XVIIIe siècle, la franc-maçonnerie se présente comme une société dont les rites confèrent une initiation à ses membres. Au XXe siècle, la notion d’initiation a fait l’objet de multiples approches théoriques.
 
 

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