Tableau de loge de chevalier du Soleil
XVIIIe siècle.
Dessin à la plume aquarellé, 500 x 400 mm
Paris, musée de la Franc-maçonnerie (Archives russes), Num. Inv. D2.SN01
© Musée de la Franc‑maçonnerie
Le grade de « chevalier du Soleil » est un haut grade hermétique très pratiqué au XVIIIe siècle, dans les systèmes de maçonnerie alchimique, auquel se délivre un enseignement marqué par les idées vitalistes de Paracelse. Il sera intégré comme vingt huitième grade du rite écossais ancien et accepté au début du XIXe siècle.
Ce tableau, très complexe, équilibre remarquablement les différentes séquences symboliques du grade. Il juxtapose les trois croix, dont celle, centrale, du Christ et du roi des métaux, à l’emblème hermétique de la Table d'émeraude d'Hermès, inscrit dans le triangle et portant le nom des sept anges. La Table d’émeraude d’Hermès est l’un des textes alchimiques les plus célèbres. Gravé sur une tablette d’émeraude, il est censé présenter l’enseignement d’Hermès. L’emblème de la Table d’émeraude (Tabula smaragdina Hermetis) est une figure symbolique qui accompagne le texte éponyme à partir de la fin du XVIe siècle. Tout en bas, le Bon Pasteur accueille l’impétrant à l’entrée du temple.
On peut retrouver les sources des emprunts qui construisent ce tableau dans les ouvrages d’alchimie de Basile Valentin, en particulier dans une planche de L’Azoth ou le moyen de faire l’or caché des philosophes (1re éd. 1624) ainsi que dans les Douze Clefs de philosophie (1re éd. 1599), selon un véritable schéma de montage associant différentes « clés », la planche de la p. 16 (éd. 1624) ainsi que la « figure parabolique du vieil Adam » de l’Azoth.
 
 

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