Tableau de loge de chevalier du Soleil
Fin du XVIIIe siècle.
Dessin aquarellé, 290 x 350 mm
Collection particulière
D.R.
L’invite « O VOUS QUI DU GRAND ART COMPRENDREZ LE MYSTERE… » montre à quel point le secret est dans l’image… On reconnaît la colombe de l’Esprit, Hermès-Mercure et Diane-Lune, dont les trois représentations déterminent un triangle extérieur. Les trois pointes du triangle inversé sont respectivement occupées par le Soleil – associé ici à l’anima –, la Lune – ici le spiritus – et une perpendiculaire – ici le corpus. Ce corpus devient progressivement un temple sur d’autres tableaux. Le vieil Adam, dont le visage est celui du Soleil intérieur, tient la truelle et le flambeau. Il établit le lien avec la Table d’émeraude (au centre du tableau) et l’acrostiche « VITRIOL », mis en relation avec les sept métaux et planètes dès l’Aureum Vellus (« La Toison d’or… », Rohrschach 1598 1599), l’ouvrage attribué à Salomon Trismosin.
La formule « VITRIOL », Visita Interiora Terrae Rectificando Invenies Occultam Lapidem (« Visite l’Intérieur de la Terre et en Rectifiant tu Trouveras la Pierre Cachée »), empruntée aux alchimistes par les maçons, est devenue plus tard un mot-clé du cabinet de réflexion dans lequel séjourne le candidat à l’initiation. Le mot Visita est ici remplacé par le mot SIDITA, dont le sens, si c’était une forme latine correcte – ce qui n’est pas le cas –, serait « Arrête-toi longtemps, fréquemment » ou « Fixe-toi fortement ».
 
 

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