Le Régulateur du Maçon
Hérédon, 5801 (1801).
3 part. en 1 vol. in-4°, 225 x 340 mm
BnF, Réserve des Livres rares, RÉS-H-2310
© Bibliothèque nationale de France
En 1785, le Grand Orient de France adopte un rituel de référence pour les trois premiers grades d’apprenti, compagnon et maître. Un débat s’engage alors sur la meilleure manière de le diffuser aux loges : faut-il l’imprimer ? Certains s’y opposent : « Le G. O. peut-il faire imprimer un ouvrage qui n’est pas de lui, qui lui a été transmis d’âge en âge par la tradition, un bien commun enfin, qui ne doit point être altéré et qu’il doit transmettre à ses successeurs dans le même état, et de la même manière qu’il l’a reçu ? » (7 avril 1786). Le rituel est donc diffusé par copies manuscrites, ce qui est une procédure longue, compliquée et onéreuse. C’est au nouveau départ des loges sous le Consulat qu’un des premiers commerçants spécialisés dans les affaires maçonniques (tabliers, bijoux, livres, etc.), le frère Brun, le fait imprimer, sans aucune autorisation, sous le titre Régulateur du maçon. Le Grand Orient condamne cette profanation que représentent l’impression et la commercialisation, le frère Brun est sanctionné… Mais le rituel imprimé est moins cher et plus pratique, son usage se développe donc en quelques années.
Rituel qui clôt le XVIIIe siècle maçonnique, le Régulateur du maçon est aujourd’hui considéré comme le texte de référence pour le rite français.
 
 

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