Bannière du 32e grade du consistoire de Valenciennes, 1812
Soie peinte, 800 x 730 mm
Paris, musée de la Franc-maçonnerie. Num. inv. T5.SN01
© Musée de la Franc‑maçonnerie
La franc-maçonnerie, introduite en France par des jacobites écossais fidèles aux Stuarts, auxquels succèdent des Anglais proches du Parti whig entre 1728 et 1738, comporte trois degrés : apprenti, compagnon et maître. En 1743 apparaissent en France les premiers rituels de « hauts grades », dont celui de « maître écossais ». La plupart des innombrables systèmes maçonniques qui prolifèrent jusqu’à la fin du XVIIIe siècle péricliteront. Le rite écossais ancien et accepté, lui, définitivement structuré en 1801, deviendra le rite maçonnique le plus pratiqué au monde.
Organisé en trente-trois degrés, il accorde aux grandes loges la gestion des trois premiers degrés et soumet les « degrés supérieurs » à la juridiction d’un Suprême Conseil dirigé par un grand commandeur.
Élaboré au siècle des Lumières, il en intègre les grandes propositions d’explication du monde et de l’homme : l’émancipation de la raison, la tradition hermétique, le réveil de l’idée de chevalerie… que l’on peut retrouver successivement, par exemple, dans les degrés de grand maître architecte (douzième degré), chevalier rose-croix (dix-huitième degré), chevalier kadosch (trentième degré). Ordre initiatique, traditionnel, spiritualiste et universaliste, il a toujours « collé » à l’histoire et continue d’apporter ses réponses à ceux qui l’interrogent. Après Paris, où il apparaît en 1804, Valenciennes est l’une des terres d’implantation précoce du rite écossais ancien accepté, puisqu’un « consistoire du Royal Secret » y est fondé dès 1812. Le très bel emblème du « Camp des princes » symbolise le rassemblement des chevaliers maçons pour la montée sur Jérusalem. C’est un emblème de la force spirituelle qui résulte de l’union des différences.
 
 

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