Rituel avec tableau au lavis des grades de la maçonnerie d’adoption
Un manuel d’adoption
Rituel de la maçonnerie féminine d'adoption
Tablier de maîtresse maçonne du rite d’adoption
La Loge d’adoption
Dupont ?, Villain imprimeur, vers 1824.
Lithographie, 372 x 500 mm
BnF, département des Estampes et de la photographie, RF-MAT-1 (boîte 2)
© Bibliothèque nationale de France
Les constitutions d'Anderson ne font aucune place aux femmes. En 1726 quand la Franc-maçonnerie arrive en France la mixité est de mise depuis près d’un siècle dans les salons conduits par des Dames de renom telle Madame de Rambouillet ou Mademoiselle de Scudéry. Aussi un certain nombre de femmes sont-elles associées à un mouvement qui leur permet de mettre en œuvre leurs aspirations à l’égalité aux côtés d’hommes qui partagent avec elles l’espoir d’un monde plus juste. On va donner le nom de loges d'adoption aux premières loges où des femmes sont reçues « Franches-maçonnes ». Ces loges, créées au côté des loges masculines. Elles sont fréquentées la plupart du temps par des femmes de la haute société : c’est une minorité, instruite et cultivée.
Le Grand Orient de France,constitué en obédience, reconnaît les loges d'adoption le 10 juin 1774. Il les place sous son gouvernement, en codifiant leur existence et, en leur donnant un statut, il impose notamment que les loges portent le même nom que la loge masculine aux côtés de laquelle elles fonctionnent. La Révolution puis l’Empire avec le Code Napoléon et le XVIIIe siècle, peu favorable aux femmes, viennent cependant perturber ces aspirations. Au début du XXe siècle, en France, parallèlement au développement de la franc-maçonnerie mixte notamment dans le cadre du Droit humain, la Grande Loge de France réactive ses loges d'adoption et, en 1906, leur donne une constitution propre. Le texte prévoit que : « toute loge d'adoption doit être souchée sur l'atelier dont elle porte le titre précédé des mots Loge d'adoption. Dans toute tenue, toutes les officières de la Loge d'adoption sont obligatoirement assistées des Officiers de l'atelier sur lequel elles sont souchées ».
Il faudra attendre la Libération pour que les femmes prennent véritablement leur destin en main en créant l'Union Féminine Maçonnique de France qui deviendra la Grande loge Féminine de France.
 
 

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