Oswald Wirth (1860-1943)
Photographie Marius Lepage.
Paris, bibliothèque du GODF
© Bibliothèque du GODF
Joseph Paul Oswald Wirth est né le 5 août 1860 à Brienz, dans le canton de Berne, en Suisse. Il est décédé le 9 mars 1943 à Mouterre-sur-Blourde. Ce personnage aux multiples facettes eut une vie bien remplie. Il exerça plusieurs activités professionnelles : comptable à Londres, magnétiseur à Paris, où il guérit par la pratique de l’imposition des mains. Il se situe dans la lignée de Giuseppe Balsamo, comte de Cagliostro (1743-1795) et de Franz-Anton Mesmer (1734-1815). Il pratique cette activité jusque vers 1885. Il l’interrompt au moment où il est frappé d’une maladie de la moelle épinière qui fait de lui un infirme en fauteuil. Il devient ensuite secrétaire de l’occultiste Stanislas de Guaita (1861-1887) puis bibliothécaire-archiviste au ministère des Colonies.
En 1879, le jeune Wirth, alors âgé de dix-neuf ans, assiste aux débuts de la théosophie. Il fait la rencontre à Paris d’un franc-maçon qui lui conseille de demander son admission en franc-maçonnerie. En novembre 1882, lors de son service militaire, Wirth suit le conseil qui lui a été donné : il se fait recevoir franc-maçon le 26 janvier 1884, dans la loge La Bienfaisance châlonnaise du Grand Orient de France. Puis il vient à Paris, où il s’affilie à la loge Les Amis triomphants. En 1885, le Grand Orient de France propose une épuration des rituels sur une base positiviste. Wirth ose s’y opposer alors qu’il est secrétaire de sa loge. Il part alors « maçonner » à la Grande Loge symbolique écossaise, ce qui lui fait découvrir un autre rite – le rite écossais ancien et accepté – à la suite du rite français. Après être resté peu de temps dans la loge Les Philanthropes réunis, Oswald Wirth devient membre de la loge Le Travail et les Vrais Amis fidèles, qui fut intégrée par la suite à la Grande Loge de France. Cette loge, il l’a choisie, se retrouvant dans ses idées. Avec son soutien, il publie un rituel imprimé aux frais de celle-ci. Un groupe d’études initiatiques est formé en 1888 ; ses membres rédigent en commun le Livre de l’apprenti et en financent la première édition en 1894.
Contrairement à ses successeurs, Wirth est l’auteur d’un nouveau genre, celui des manuels explicatifs des symboles maçonniques. En 1911, il publie Le Livre du compagnon et en 1922 Le Livre du maître. Parallèlement, il œuvre très activement à la réussite de la fusion des deux obédiences : la Grande Loge symbolique écossaise et la Grande Loge de France. Elle se réalise le 18 décembre 1896. Il est l’auteur d’un grand nombre de livres. Ses centres d’intérêt furent éclectiques et nombreux : il traita de l’occultisme, de l’initiation, du magnétisme, de l’hermétisme, du tarot, de l’astrologie. En octobre 1912, Oswald Wirth fonda une revue, Le Symbolisme, pour répondre aux questions d’ordre maçonnique. Il la considérait comme l’œuvre de sa vie. Il y écrivit à la fois sous son nom et sous le pseudonyme de « Diogène Gondeau ». Il en assura la direction jusqu’à sa mort. Toute sa vie, Wirth chercha à œuvrer de manière bénéfique pour ses frères humains.
 
 

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