Une représentation solennelle et emblématique des Droits de l’homme et du citoyen
Jean-Jacques-François Le Barbier (dit L’Aîné), La Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, vers 1789.
Huile sur toile autour d’un texte de la déclaration imprimé et collé sur la toile, 1150 x 865 mm
Paris, musée Carnavalet, inv. P. 708
© Musée Carnavalet
Dans cette composition allégorique, la Monarchie tenant les chaînes brisées de la Tyrannie et le génie de la Nation tenant le sceptre du pouvoir entourent le préambule de la déclaration. En dessous, les tables de la déclaration des droits (dix-sept articles) sont séparés par un faisceau de licteur sommé d’un bonnet phrygien (au-dessus, l’œil maçonnique dans un triangle rayonnant).
Reprenant l’iconographie classique des Tables de la Loi de Moïse dans un décor antiquisant, le peintre d’histoire Le Barbier l’aîné (1738-1826), propose ici une représentation solennelle qui va devenir une véritable icône. Le 5 novembre 1790, l’Assemblée nationale reçoit officiellement ce « bel édifice que les représentants du Peuple élèvent à la Liberté ». Le Barbier semble bien avoir été membre de la célèbre loge parisienne Les Neuf Sœurs. Le tableau de Barbier reste une œuvre majeure qui illustre les liens entre la symbolique maçonnique et l’emblématique révolutionnaire.
 
 

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