Portrait de Jean Jacques Régis Cambacérès
Diplôme de Cambacérès comme membre d’honneur du Suprême Conseil d’Italie du rite écossais ancien et accepté
1806.
Parchemin, 830 mm x 54 mm (sceaux dépliés)
Paris, musée de la Franc-maçonnerie
© Musée de la Franc‑maçonnerie
Jean Jacques Régis Cambacérès (1753-1824) a vingt ans lorsqu’il est initié au sein de la loge L’Ancienne et la Réunion des élus à Montpellier en 1773. Il se montre d’emblée un maçon zélé, comme en témoigne sa correspondance. En 1786, il rejoint le « Collège des officiers » puis s’implique un peu plus en assumant les fonctions de second surveillant et est ainsi, en 1789, le n° 3 de la loge. Devenu pendant la Révolution une personnalité politique nationale, il est après son ralliement à Napoléon l’un des principaux dignitaires de l’Empire. En décembre 1804, il intègre la direction du Grand Orient de France et, en 1805, il est promu premier grand maître adjoint. Il rappelle alors que « depuis longtemps initié dans les divers grades de la maçonnerie, il avait toujours conservé pour elle le plus vif attachement » et ne manque pas une occasion de déclarer : « Je ne puis me trouver dans cette enceinte sans éprouver cette émotion douce qu’un vrai maçon trouve au milieu de ses ff [frères] ». Du fait de l’éloignement du grand maître en titre, Joseph Bonaparte, roi de Naples puis d’Espagne, il sera le véritable dirigeant du Grand Orient jusqu’en 1815. Régulièrement présent lors des assemblées maçonniques, il suit en détail l’administration de l’obédience. Parallèlement, il est le chef en titre, et aussi dans les faits, de tous les systèmes de hauts grades, qui connaissent alors un grand engouement. Il est ainsi grand commandeur du Suprême Conseil du rite écossais ancien et accepté jusqu’à la Restauration. P. M
 
 

> partager
 
 
 

 
> copier l'aperçu