Détenus politiques, Belle Île
Liste des francs-maçons détenus politiques en 1853
Papier, 915 x 553 mm
BnF, département des Manuscrits, FM-ICONOGR-ATLAS (24)
© Bibliothèque nationale de France
Créée dès septembre 1848 comme « Dépôt de Belle-Île » pour détenir 1 200 insurgés des journées révolutionnaires de Paris et de villes de province en attente de jugement, de 1848 à 1852, la prison de Belle-Île compta dans ses geôles de nombreux francs-maçons.
Ce tableau, composé vraisemblablement au début du Second Empire, indique le nom de près de quatre cents maçons condamnés par la justice (peines de déportation, travaux forcés, détention, réclusion, prison) : pour Paris, « Barbès » (Armand Barbès, 1809-1870) et « Albert », punis par la déportation ; « Blanqui » (Auguste Blanqui, 1805-1881), condamné à 10 ans de détention ; les députés Victor Pilhes (1817-1882) et Sébastien Commissaire (1822-1900), condamnés à la déportation. Outre Paris et les grandes villes (Lyon, Marseille), prépondérantes, la liste comprend le nom de localités plus modestes : dans l’Hérault, par exemple, on trouve Pézenas et Béziers d’où est natif « Jean Farret, 39 ans, maître bottier […] condamné […] à la peine de 10 ans de détention » pour son opposition au coup d’État du 2 décembre 1851 : Farret est vraisemblablement l’auteur de la présente récapitulation.
 
 

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