Léon Bourgeois
Paris, 1917
Photographie de presse, anciennement diffusée par l'Agence Meurisse (Paris).
Photographie (négatif sur verre), 130 x 180 mm
BnF, département des Estampes et de la photographie, EI-13 (2568) (Meurisse, 62965)
© Bibliothèque nationale de France
Porté politiquement par le frère Léon Bourgeois, le solidarisme se dissout progressivement après le premier conflit mondial, emporté par les idéologies dominantes, le libéralisme et le marxisme, qui s’opposeront de manière forte – et stérile – et structureront la vie politique nationale et internationale qui suivra la Grande Guerre. Un projet viendra tenter de briser la bipolarité politique : la création, en 1919, de la Société des Nations, par deux francs-maçons, Léon Bourgeois et le vingt-huitième président des États-Unis, Woodrow Wilson. Posant le principe de l’intérêt supérieur des droits de l’humanité, il sera consacré, en droit, par la Déclaration universelle des droits de l’homme en 1948.
Léon Bourgeois, qui est le seul franc-maçon français à avoir reçu (en 1920) le prix Nobel de la paix, écrira, dans le discours du récipiendaire, ces mots qui résument parfaitement sa pensée profondément maçonnique : « La plus grande révolution de l’histoire n’est-elle pas celle qui a permis à la raison de considérer vraiment l’humanité tout entière comme sujet du droit et de reconnaître le titre d’homme à tous les humains ? Tous les hommes égaux en droits et en devoirs, solidaires du sort de l’humanité, quel rêve. »
 
 

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