Pierre Mendès France (1907-1982)
Photographie de presse, anciennement diffusée par l'Agence Mondial Photo-Presse sous la référence Mondial 5519.
Photographie positive d'après négatif sur verre, 130 x 180 mm
BnF, département des Estampes et de la photographie, El-13 (2980)
© Bibliothèque nationale de France
Pierre Mendès France (1907-1982) devient avocat à dix-neuf ans, en 1926, docteur en droit, en 1928, et député radical-socialiste en 1932. Il est choisi comme sous-secrétaire d’État au Trésor du second et très éphémère gouvernement Blum. Juif, franc-maçon et de gauche, il est arrêté et condamné par le régime de Vichy, avant de s’enfuir pour s’engager dans la Résistance.
Pierre Mendès France est nommé ministre de l’Économie nationale dans le gouvernement provisoire du général de Gaulle, de septembre 1943 à avril 1945. Il est ensuite, à partir de juin 1954, à la fois ministre des Affaires étrangères et président du Conseil. En février 1955, il est renversé à l’issue d’un très houleux débat sur les questions des indépendances, et en particulier du sort de l’Algérie.
Guy Mollet lui confie un ministère sans portefeuille, en 1956, dont il démissionne, à nouveau en raison de la politique algérienne.
Il est battu aux élections législatives de 1958 et de 1962, gagne en 1967, perd en 1968. Il se présente en vain aux côtés de Gaston Defferre aux élections présidentielles de 1969. Pierre Mendès France meurt en 1982, représentant, notamment pour la gauche, une considérable autorité morale, incarnant un immense respect des grands principes démocratiques allié à un vrai pragmatisme.
La franc-maçonnerie a longtemps accompagné Pierre Mendès France, dont le père était lui-même franc-maçon. Initié le 19 mai 1928 au sein de la loge Paris, située dans la capitale, il s’éloignera de la franc-maçonnerie en 1945, après son refus de remplir une attestation sur l’honneur établissant qu’il n’a pas pactisé avec Vichy ou les Allemands, attestation qui est alors demandée à tous les frères souhaitant réintégrer le Grand Orient de France.
Pierre Mendès France est surtout resté un modèle de vertu pour les humanistes et les républicains, au point qu’une loge du Grand Orient porte son nom.
 
 

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