Un grand seigneur héroïsé par l’historiographie : le duc d'Antin à la Loge de la Rapée en 1737
François Timoléon Bègue Clavel, Histoire pittoresque de la franc-maçonnerie et des sociétés secrètes anciennes et modernes.
Paris, Pagnerre, 1843, In-8°
BnF, département Philosophie, Histoire et Sciences sociales, H-5230
Dans un chapitre intitulé « Persécutions », Clavel rapporte que, le 10 septembre 1737, le commissaire de police Jean Delépinay, ayant été informé qu’une assemblée de francs-maçons se tenait chez le marchand de vin Chapelot, à la Rapée, s’y rendit pour la disperser, celle-ci contrevenant à la législation, mais que le duc d’Antin (l’un des membres éminents de l’ordre, dont il devait prendre la grande maîtrise quelques mois plus tard) survint, le rudoya violemment et lui ordonna de se retirer.
Aucune source écrite de l’époque ne fait état d’une telle scène. Quoi qu’il en soit, le duc, allié aux plus grandes familles du royaume et ami de Louis XV, ne fut pas inquiété.
On ne doit pas attendre l’exactitude d’une gravure exécutée plus d’un siècle après la scène. Qu’importe ! La situation où l’appui d’un puissant plaça la franc-maçonnerie au-dessus des lois saisit les esprits aupoint que l’iconographie en fut déclinée tout au long du XIXe siècle.
 
 

> partager
 
 
 

 
> copier l'aperçu