L'apparition de la Reine de la Nuit
L’Escalier du temple du Soleil
Le jardin de Sarastro
Décor de Schinkel pour la Flûte enchantée de Mozart, 1819
Dessin de Karl Friedrich Schinkel, gravure de K. F. Thiele.
Aquatinte
BnF, bibliothèque-musée de l’Opéra, scènes est. Flûte enchantée (10)
© Bibliothèque nationale de France
Ce décor de Karl Friedrich Schinkel pour l’acte II (sc. VII) de la Flûte enchantée de Mozart vient à merveille illustrer les propos de Nerval extraits de son Voyage en Orient.
Nerval ne pouvait manquer d’être inspiré par l’Orient, terre de fantasmes du voyageur européen, de l’écrivain romantique relatant son voyage. Prolongeant un séjour réel en Égypte accompli en 1843, par un récit teinté de fiction, sa visite à la Grande Pyramide le conduit dans un monde onirique qu’évoque un soliloque : « Qu’il serait beau […] d’exécuter et de représenter ici la Flûte enchantée de Mozart ! […] Imaginez-vous la voix tonnante de Zarastro résonnant du fond de la salle des pharaons, ou la reine de la Nuit apparaissant sur le seuil de la chambre dite de la reine et lançant à la voûte sombre ses trilles éblouissants. Figurez‑vous les sons de la flûte magique à travers ces longs corridors, et les grimaces et l’effroi de Papayeno, forcé, sur les pas de l’initié son maître, d’affronter le triple Anubis, puis la forêt incendiée, puis ce sombre canal agité par des roues de fer, puis encore cette échelle étrange dont chaque marche se détache à mesure qu’on monte et fait retentir l’eau d’un clapotement sinistre… » (Extrait du Voyage…)
Une grande partie de l’information de Nerval sur l’initiation égyptienne et ses mystères est tirée du Séthos de l’abbé Terrasson, dont la publication remonte à plus d’un siècle, relayée par un article d’Edmond Leclerc, paru en 1835. À cette source s’ajoutent les nombreuses lectures de recueils maçonniques qui stimulèrent l’imagination de Nerval.
 
 

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