Gérard de Nerval parle devant les francs-maçons
Gérard de Nerval parle devant les francs-maçons
Gérard de Nerval
Gérard de Nerval parle devant les francs-maçons
Loge les Sept Ecossais réunis [Paris] : Procès-verbal de la distribution des prix d’émulation… aux moniteurs et aux maîtres d’écoles élémentaires gratuites de garçons de la ville de Paris
Paris, impr. J. L. Bellemain, 1829.
Feuillet 1
BnF, département Philosophie, Histoire et Sciences sociales, 8-H-10487 (261)
© Bibliothèque nationale de France
Sous la présidence de Pierre-Gérard Vassal (1769-1840), médecin philanthrope et secrétaire général du Grand Orient de France, se tint le 14 novembre 1829 une cérémonie de remise de prix aux enfants scolarisés. La brochure relate le détail des propos tenus par les différents intervenants. Y sont reproduit les vers composés et lus par « M. Labruni [sic] fils, âgé de dix-huit ans [sic] » : en réalité, alors âgé de vingt et un ans, Gérard de Nerval produisait là une de ses premières œuvres, assez scolaire, mais où s’exposait une conception de l’alphabétisation du peuple bien dans l’esprit de la bourgeoisie éclairée d’alors : « Certes il ne faut pas qu’il [le peuple] sorte de sa sphère / Un pays de savants nous est peu nécessaire. »
L’appartenance de Nerval à la franc-maçonnerie a donné lieu à de nombreuses interrogations : cousin et fils de franc-maçon (le docteur Labrunie appartenait à la loge des Sept Écossais réunis), très proche des milieux maçonniques et très au fait de certains mystères dont se font l’écho plusieurs passages du Voyage en Orient, il n’a semble-t-il pas été formellement initié.
 
 

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