Assemblée de francs-maçons pour la réception des Maîtres : « Entrée du Récipiendaire dans la Loge »
Assemblée de francs-maçons pour la réception des Apprentis : traversée du tableau. « Le récipiendaire fait serment […] de ne jamais révéler les mystères de la Maçonnerie »
Gabanon parodié
Assemblée de francs-maçons pour la réception des maîtres : « On couche le Récipiendaire sur le Cercueil dessiné dans la Loge »
Assemblée de francs-maçons pour la réception des maîtres : « Le Récipiendaire est couché sur le Cercueil dessiné dans la Loge, le visage couvert d'un linge teint de sang, et tous les assistants ayant tiré l'Epée lui presentent la pointe au corps »
Assemblée de francs-maçons pour la réception des maîtres : « Le Grand Maître releve le Récipiendaire en lui donnant l'attouchement, l'acollade et en lui disant le mot du Maître »
Assemblée de francs-maçons pour la réception des Maîtres : "Entrée du Récipiendaire dans la Loge"
Assemblée de francs-maçons pour la réception des Maîtres : "Le Second Surveillant fait le Signe de Maître et va chercher le Récipiendaire qui est pour lors en dehors de la loge avec le Frere Terrible."
L. Wachsmut, gravures représentant les cérémonies des francs-maçons tenant loge
Série de gravures dites "gravures Gabanon", XVIIIe siècle, éditée par Martin Engelbrecht, à Augsbourg
Gravures de Jacques-Philippe Le Bas, 1707-1783.
Eau-forte coloriée au pochoir, papier, 300 x 420 mm
BnF, département des Estampes et de la photographie, RÉSERVE QB-201 (109)-FOL
© Bibliothèque nationale de France
Le rituel de l'élévation à la maîtrise consiste à faire revivre au futur maître la légende d'Hiram, architecte du temple de Salomon. David, roi d’Israël avait formé le projet d’élever un Temple à l’éternel mais il devint indigne de conduire ce projet et Dieu en chargea Salomon. Salomon demanda l'aide du Roi de Tyr, son voisin, son ami et son allié qui lui envoya Hiram fameux architecte. Salomon ayant reconnu les vertus et les grands talents d’Hiram lui confia la direction des ouvriers et la garde des plans. Les travaux étaient immenses et le nombre des ouvriers leur étant proportionné, il avait fallu distribuer ces derniers en plusieurs classes et leur affecter un salaire proportionné à leurs talents. Les apprentis, compagnons et maîtres avaient un mot pour se faire reconnaître et recevoir le tribut de leurs peines. Alors qu'Hiram, le Maître respecté par sa douceur, ses vertus et son sens de l'équité, maintenait l'esprit des ouvriers au travail, trois d'entre eux, compagnons, formèrent l'horrible projet d'arracher au Maître Hiram, « de gré ou de force », nous dit le rituel, le mot sacré des Maîtres afin de s'introduire dans la Chambre du Milieu. Ils arrêtèrent leur plan et décidèrent de parvenir à leurs fins par la menace, n'espérant pas obtenir ce qu'il voulait en fléchissant la libre volonté du Maître. Quelle que soit l'issue, ils étaient résolus de lui donner la mort afin d'échapper à la juste sanction de leur criminelle audace.
Ils choisirent d'agir, à la chute du jour, après le départ des ouvriers et alors que le Maître qui demeurait toujours le dernier, se trouverait seul. Le Temple avait trois portes. Les conspirateurs se placèrent donc à chacune de ses portes : le premier à la porte du Midi, le second à la porte d'Occident et le troisième à la porte d'Orient afin que si le Maître échappait à l'un il ne puisse échapper aux autres. Ainsi postés, ils sommèrent tour à tour, Hiram, de leur livrer ses secrets. Le Maître répondit successivement à chacun d'eux, en fuyant d'une porte à l'autre, qu'ils n'obtiendraient pas sa parole par des menaces et qu'il fallait attendre le temps voulu. Alors ils le frappèrent, l'un d'un coup de règle sur la gorge, mais le coup dévia sur l'épaule droite, l'autre d'un coup de levier sur la nuque mais le coup dévia sur l'épaule gauche, le troisième d'un coup de maillet sur le front qui l'acheva. Sur la gravure le second surveillant en charge des compagnons fait le signe des maîtres et s'apprête à aller chercher le futur compagnon qui aspire à devenir maître. Il est à l'extérieur de la loge en compagnie de l'expert, appelé dans certains rites « frère terrible ». La première étape de la cérémonie consistera à vérifier que ce compagnon n'est pas l'un de ceux qui a cherché à se procurer les mots du maître sans avoir effectué le travail nécessaire pour en acquérir l'expertise.
 
 

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