Le marquis de La Fayette, major général des armées des États-Unis d'Amérique, en pied
Estampe, épreuve coloriée
BnF, département des Estampes et de la photographie, RÉSERVE QB-201 (167)-FOL
© Bibliothèque nationale de France
Bien qu'aristocrate et allié, par mariage, à la puissante famille des Noailles, La Fayette préfère entrer dans l'armée plutôt que de vivre de ses rentes. Marqué par les idées des Lumières, il entre très jeune en maçonnerie. Dans le sillage de son maître à penser, l'abbé Raynal, illustre franc-maçon de la célèbre Loge Les Neuf Sœurs, La Fayette devient l'un des champions français de la cause de l'indépendance américaine.
L'histoire de l'indépendance américaine est largement l'œuvre de francs-maçons. Qu'il s'agisse de la Boston tea-party, organisée par la Loge Saint-André de Boston, des rédacteurs réunis autour de Jefferson pour rédiger la Déclaration d'indépendance, tous francs-maçons, ou encore des cabinets civils ou militaires qui assistent George Washington durant cette période, tous les épisodes de cette lutte d'indépendance sont marqués par l'influence maçonnique. L'histoire culmine avec la scène de capitulation du général en chef des forces britanniques, Lord Cornwallis (lui-même franc-maçon) remettant son épée à un état-major d'officiers américains et d'officiers volontaires étrangers... tous francs-maçons.
Les relations franco-américaines se trouvaient facilitées à l'époque par les liens personnels tissés par des acteurs animés par un idéal commun. Cent ans après c'est encore un franc-maçon, Auguste Bartholdi qui célèbrera l'anniversaire de l'indépendance par la célèbre statue de la Liberté.
 
 

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