Mort du général La Fayette
Illustration de Gondelfinger
Edité à Belfort, Imprimerie de J.-P. Clerc. 294.
Gravure sur bois coloriée, 39,6 x 56,5 cm
BnF, département des Estampes et de la photographie, RÉSERVE QB-370 (95)-FT4
© Bibliothèque nationale de France
« Né le 6 septembre 1757, il y a 60 ans que Monsieur de Lafayette est célèbre. À dix-huit ans, il eut la force de se soustraire à une cour brillante et à une union à peine formée pour se rendre en Amérique. Il prit une part utile à cette glorieuse guerre de laquelle naquit le Nouveau-Monde. Rentré en France, il y devint un des chefs de cette noblesse libérale qui souhaitait une réforme politique.
Ce but une fois atteint, Lafayette fit de courageux efforts pour arrêter la révolution sur le penchant des abîmes. Après avoir échappé aux fureurs révolutionnaires, il ne fut pas à l'abri des vengeances de l'émigration, mais aussi ferme au-dehors qu'il l'avait été au-dedans, il persista à professer sa même foi dans les cachots d'Olmütz : il y supporta une captivité qui est un de ses plus beaux titres de gloire. De retour en France sous le consulat de Bonaparte, il rentra dans la vie privée, il s'éloigna de la cour de l'empire et fut une constante opposition pendant les quinze années de la Restauration.
En juillet 1830, les amis de la monarchie constitutionnelle le trouvèrent au milieu d'eux, et au moment où se décidèrent les destinées de la France, il concourût au triomphe du système monarchique, et pendant les premiers orages de 1830, il prêta, comme général des gardes nationales de tout le royaume, son appui au maintien de l'ordre et des lois. La mort de cet illustre citoyen prive la France d'une grande illustration et fait un vide considérable dans les rangs déjà si éclaircis des fondateurs de nos institutions. »
 
 

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