Mr Émile Combes (1835-1921), sénateur de la Charente Inférieure
L'homme politique lisant à une table son ouvrage Une campagne laïque
Photographie de presse, anciennement diffusée par l'Agence Rol (Paris), 1914.
Photographie (négatif sur verre), 130 x 180 mm
BnF, département des Estampes et de la photographie, EST EI-13
© Bibliothèque nationale de France
Président du Conseil, Émile Combes et son gouvernement utilisent tous les moyens que permet le Concordat pour mettre un terme à l'influence des congrégations. Les demandes d'autorisation soumises au Parlement sont pratiquement toutes refusées ou ajournées et, en juillet 1904, Combes fait adopter une loi qui leur interdit l'enseignement.
La dissolution d'un grand nombre de congrégations est prononcée ainsi que la fermeture de nombreux établissements avec confiscation de leurs biens. Ces mesures exaspèrent le nouveau pape Pie X et, comme il n'est pas disposé à des arrangements, les sources de conflits vont accélérer la nécessité de la séparation. La contestation par le pape de la nomination des évêques par le gouvernement français, sa protestation à la suite de la visite du président de la République française au roi d'Italie et son exigence que les évêques de Dijon et de Laval – considérés comme trop proches du pouvoir républicain – démissionnent, entraînent la rupture des relations diplomatiques le 29 juillet 1904. Combes se résout à la séparation. Il dépose en octobre 1904 un projet qui vise le démantèlement des Églises. Tous les représentants de toutes les religions manifestent leur vive opposition à ce projet qui suscite aussi de fortes réserves de la part des républicains. La démission de Combes mettra fin à la discussion de ce projet. Émiles Combes fut fait maçon en1896 dans la loge Tolérance et Étoile de Saintonge.
 
 

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