République française. Liberté, Égalité, Fraternité
Fêtes du Centenaire de 1789
Illustration de Georges Clairin (1843-1919), 1905.
Lithographie en couleur, 165 x 102 cm
BnF, département des Estampes et de la photographie, ENT DO-1 (CLAIRIN,Georges)-GRAND ROUL
© Bibliothèque nationale de France
Dès qu'ils ont en charge les affaires de l’État, les républicains entreprennent la laïcisation de la société. En 1880, une loi supprime l'obligation du repos dominical ; en 1881, une autre le caractère confessionnel des cimetières ; en 1884, le divorce est légalisé ; en 1887, les obsèques civiles sont facilitées tandis que diverses mesures laïcisent le personnel des hôpitaux. Mais c'est surtout l'adoption, en 1881, 1882 et 1886, des grandes lois scolaires qui marque l'avènement de la laïcité telle que nous la connaissons. Ces lois, en instaurant un enseignement respectant une stricte neutralité en matière confessionnelle, visent à former des citoyens. L'instruction est à la fois le but et le moyen de la République : le but parce que la République ne peut survivre sans citoyens éduqués, le moyen parce que seuls des citoyens instruits comprennent l'intérêt de pérenniser le régime politique qui les rend acteurs de leur propre destin et de la construction de l'unité nationale. Pour cela, l'école doit résister à tous les particularismes, qu'ils soient religieux, culturels ou linguistiques, et instituer un rapport singulier avec la République qui explique les passions entretenues autour de la question scolaire.
 
 

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