Olympe de Gouges, femme et citoyenne
Frontispice de Remarques patriotiques, par la citoyenne auteur de la "Lettre au peuple"
Gravure de C. Frussotte d'après un dessin de Claude-Louis Desrais (1746-1816), 1788 ou 1789.
BnF, département Histoire, philosophie, sciences de l'homme, 8-LB39-749
© Bibliothèque nationale de France
Provinciale arrivée à Paris vers vingt ans, cette femme prend un nom de scène : Olympe de Gouges. Elle fréquente les cercles d’écrivains et d’intellectuels proches du duc d’Orléans. S’illustrant d’abord par des pièces de théâtre et des romans à la mode, dès 1785, elle publie pour le Théâtre-Français une violente dénonciation de l’esclavage. En 1788, elle réitère avec ses Réflexions sur les hommes nègres, se rangeant ainsi dans le camp des abolitionnistes au sein de la Société des Amis des Noirs. En 1786, elle dénonce le mariage forcé des filles et plaide pour l’émancipation féminine, brodant sur le thème du Mariage de Figaro. À partir de 1789, Olympe de Gouges multiplie les brochures pour réclamer d’abord l’égalité des droits entre tous les citoyens sans distinction de sexe, de couleur ou de revenu. Elle plaide aussi pour le divorce, droit accordé dès le 20 septembre 1792. Elle va même plus loin en parodiant la bienséante Déclaration des droits de l’homme, sous l’intitulé Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne, texte dédicacé à Marie-Antoinette, où l’on peut lire : « La femme a le droit de monter à l’échafaud, elle doit avoir également le droit de monter à la tribune. » Souhaitant une monarchie constitutionnelle à l’anglaise, elle milite au club des Jacobins sous la Convention et dénonce la peine de mort. Contre la Terreur, elle est arrêtée sur ordre de Robespierre et guillotinée le 3 novembre 1793. Olympes de Gouge est une référence de la Franc-maçonnerie.
 
 

> partager
 
 
 

 
> copier l'aperçu
 
 
> commander