Colimaçon - Guerrier ou voyageur
Carnet de dessins de Villard de Honnecourt
Croquis et dessins au crayon et à l'encre par l'auteur.
Parchemin, 33 feuillets, 232 × 152 mm. Reliure cuir, en forme de portefeuille
BnF, département des Manuscrits, Français 19093, f. 2
© Bibliothèque nationale de France
La légende, très postérieure au dessin, et qu'on doit rapprocher de celle, également apocryphe de la première page, désigne ce personnage en ces termes :
« De Honecort, cil qui fut en Hongrie. »> (De Honnecourt, celui qui est allé en Hongrie.)
L'équipement, trop léger pour un guerrier, pourrait convenir à un voyageur. Il peut faire penser à celui des membres de ces milices bourgeoises qui, à l'époque où vivait Villard de Honnecourt, prirent part, avec l'armée du roi de France, Philippe Auguste, à la bataille de Bouvines, en 1214. Peut-être y eut-il, parmi les milices urbaines, venu de la petite ville de Honnecourt qui dépendait depuis peu du roi de France, un détachement de ces gens du commun qui sont pour les chevaliers, écrit Georges Duby, « moins dignes de soins que ne sont les bons chevaux », et dont on parle peu dans les chroniques.
Pour Hahnloser l'escargot sur cette page, serait une allusion à une anecdote de l'époque. Le compagnon du Devoir de Liberté, Renaud Beffeyte, interrogé par Roland Bechmann, pense que le personnage représente un « chevalier du travail » en voyage. Ce qu'on a pris pour une lance trop mince serait en réalité une canne de compagnon et le geste de la main portée à la tête avec la position des doigts est un signe de reconnaissance de compagnon.
 
 

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