Le mouvement perpétuel
Carnet de dessins de Villard de Honnecourt
Croquis et dessins au crayon et à l'encre par l'auteur.
Parchemin, 33 feuillets, 232 × 152 mm. Reliure cuir, en forme de portefeuille
BnF, département des Manuscrits, Français 19093, f. 5
© Bibliothèque nationale de France
« Maint jor se sunt maistre desputé de faire torner une ruée par li seule ; vés ent ci com en puet faire par maillès non pers u par vif argent. » (Des maîtres ont, maintes fois, débattu de [la façon] de faire tourner une roue toute seule. Voici comme on peut le faire avec des maillets (en nombre) impair ou avec du vif argent.)
Nous n'avons affaire, ici, ni à une invention ni à un relevé de Villard, mais à un dessin qu'il a reproduit d'après une représentation ou d'après un récit. Remarquons que, lorsqu'il dessine une roue dans une machine, d'après nature, ou qu'il l'imagine, il la met en perspective, en lui donnant une forme ovale, ce qui n'est pas le cas ici. De même que Léonard de Vinci quelques siècles plus tard, Villard, en mentionnant deux solutions proposées par les « maîtres » et leurs discussions à maintes reprises sur ce sujet, semble sceptique sur la possibilité d'un mouvement perpétuel.
 
 

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